Logement : Un problème… de croissance ?

L’initiative de Franz Weber, le débat sur la clause de sauvegarde, l’affaire Vale, les problèmes de mobilité et la crise du logement me poussent à réfléchir sur notre modèle de société. La croissance est elle infinie ? Les Suisses sont-ils d’accord avec cette politique ?

 

 

0.06 ; c’est l’alarmant pourcentage de vacance sur le district de Morges (Vaud : 0.5% en 2011). L’ensemble des partis l’admettent ; la crise du logement est bien là et nous avons toutes les peines du monde à la stopper. Certains prônent le droit d’emption, l’expropriation, l’incitation financière ou se plaignent des charges administratives bien trop lourdes et interminables.

Peu de solutions donc, pour un problème qui touche l’ensemble de la population vaudoise.

Mais ne faisons-nous pas fausse route en abordant la problématique sous un angle unique ? La question de la croissance illimitée, quantitative plutôt que qualitative se pose. Devons nous attirer plus d’entreprises qui attirent plus de travailleurs qui ont  besoin de se loger ? Et ce jusqu’à quand ?

 

« Par rapport à l’an 2000, le canton a gagné 92 200 habitants (+15 %) pour atteindre 708 200 personnes à fin 2010. L’évolution de la population résidante permanente étrangère a été plus importante que celle de la population suisse : +55 000 (+34 %) contre +37 200 (+8 %), et ce malgré les 42 800 étrangers naturalisés sur la période. »

Statistique Vaud (SCRIS)


Même si 65% des surfaces à bâtir sont encore disponibles, nos limites territoriales ne sont et ne seront pas expansibles ; d’autant plus que la préservation de notre qualité de vie et de notre environnement doit également entrer en ligne de compte. Dès lors, continuer sur la même voie est-il viable à long terme ? Construire plus n’est qu’une solution provisoire et l’afflux d’entreprises prolongera inexorablement la problématique.

 

Sans parler de décroissance, la solution ne serait-elle pas de diminuer l’attractivité économique de notre canton ? D’offrir des exemptions fiscales aux firmes étrangères à condition qu’elles engagent, en majorité, « local » ?

Une chose est certaine, la question se posera tôt ou tard. Il n’est pas trop tôt pour commencer à réfléchir à une autre croissance.

 

  • PS : Je tiens à préciser, car il est malheureusement nécessaire de le faire, que j’aborde la question de « l’immigration économique » pour soulever la problématique de notre modèle de croissance et non pas pour débattre sur des thèmes idéologiques, voir xénophobes.

 

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